Archives de catégorie : activités réalisées

prix mahÉ de la bourdonnais À port-Louis

La première édition du Prix Mahé de La Bourdonnais au Champ de Mars de Port Louis , Ile Maurice, s’est déroulée par beau temps ce Samedi 21 Juillet 2018. 

Cet événement historique a été à l’initiative des Amis de Mahé de La Bourdonnais et au soutien unanime de Mauritius Turf Club via Monsieur Khalid I.H Rawat Deputy General Manager

 Cette course, longue de 1500 mètres, a réuni 10 partants et fut âprement disputée. La victoire a souri au  N°9 le 4-ans NEWSMAN piloté par l’Apprenti mauricien J. Allyhosain, il devança de peu  le N°6 le 3-ans RADLET. 

 A la cérémonie de remise des coupes devant plusieurs membres du corps diplomatique et les Commissaires du Mauritius Turf Club, Son Excellence l’Ambassadeur de France à l’Ile Maurice M. Emmanuel Cohet et Madame Marie France Roussety, anciennne Ambassadrice de l’Ile Maurice à Paris ont présenté aux propriétaires de NEWSMAN le superbe trophée offert par l’Association des Amis de Mahé de La Bourdonnais. 

Saint-Malo commémoration (1715-2015) et Mahé de La Bourdonnais

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Minute de silence après dépôt de gerbe
Minute de silence après dépôt de gerbe

Lundi 15 juin à 11h, Pierre-Loïc de Kerdaniel, Bernard de La Bourdonnaye, Michèle Lombardie, première adjointe, déposent une gerbe et se recueillent, entourés des membres et invités, devant la statue de B.F. Mahé de La Bourdonnais sur le port de Saint-Malo. La presse et la chaine de télévision bretonne TVR breizh font des interviews des historiens présents, dont le professeur Haudrère spécialiste international de la Compagnie des Indes et de l’océan Indien au XVIIIème siècle.

Une réception à la mairie de Saint-Malo a suivi la cérémonie pendant laquelle les actions et la vie de ce grand malouin furent évoqués ainsi que le jumelage de Port-Louis avec Saint-Malo.

Respect et émotion
Respect et émotion

Discours du président dans la salle de la Tour des Moulins
Discours du président dans la salle de la Tour des Moulins

Commémoration du Tricentenaire 1715-2015 de l’arrivée des Français à l’île Maurice

Minute de silence devant la statue de Mahé de La Bourdonnais le 15 juin 2015 à Saint-Malo
Minute de silence devant la statue de Mahé de La Bourdonnais le 15 juin 2015 à Saint-Malo

La commémoration tant attendue a eu lieu à Saint-Malo avec la présence de 34 membres et invités durant les trois jours organisés par l’association. La ville de Saint-Malo et la Société d’Histoire et d’Archéologie ont été nos partenaires pour ces évènements et ont apporté leur soutien, leur accueil et leur connaissances tout le long de ces journées historiques. Qu’elles en soient vivement remerciées par le conseil d’administration et son président.

Le samedi en fin de journée, visite de la ville intra-muros à pied guidée et commentée par Annick Magon de Saint Elier, présidente de la société d’Histoire locale. Un moment riche de descriptions et d’anecdotes au pied des maisons anciennes dont celle attribuée à La Bourdonnais.P1020324

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Ce premier jour s’acheva par un dîner au café de l’Ouest qui nous a superbement accueilli dans son cadre élégant avec un excellent service dans une grande convivialité appréciée de tous.

Au café de l'Ouest tous les Amis présents
Au café de l’Ouest
tous les Amis présents

 

Le lendemain, déjeuner-croisière à bord d’une vedette de la Compagnie Corsaire. Un grand tour commenté de la baie de Saint-Malo, de Saint-Servan à Dinard, puis au fort de la Conchée qui protégeait l’entrée d’intrusions ennemies.

En quittant la cité corsaire
En quittant la cité corsaire

Le fort de la Conchée
Le fort de la Conchée

Toast à notre Illustre
Toast à notre Illustre

L’après-midi départ pour la malouinière de la Ville-Bague en passant par la point du Grouin.

Présentation par M.Lopez
Présentation par M.Lopez

Mme Chauveau accueille les invités au dîner
Mme Chauveau accueille les invités au dîner

Le dîner va être servi
Le dîner va être servi

A suivre

Commémoration du 250e anniversaire de la fondation de Port-Louis (MAURICE) à Saint-Malo en 1989

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Deux journées à Saint-Malo en septembre 1989 ont été consacrées à cette anniversaire. Maurice et Magali de La Bourdonnaye ont été reçus par la ville pour l’inauguration de la statue de Mahé de La Bourdonnais. Étaient présents l’historien Alain Decaux, M.Lenoir président de l’association France-Maurice et Dan Lallier, conservateur du musée de Saint-Malo.

Voici le journal de bord de ces deux jours : journal

Dîner-conférence au Cercle de la Mer 14 novembre 2013

La soirée du dîner-conférence au Cercle de la Mer a été un succès avec 54 participants membres et invités. La présence de l’amiral Bellec, ancien directeur du musée de la Marine a été très appréciée pour sa conférence sur « Les grandes découvertes ». Il a présenté les expéditions espagnoles et portugaises à la recherche des épices vers l’Asie pendant plus d’un siècle.
Le cadre bien choisi a permis de se retrouver au quai La Bourdonnais sur l’eau. Le président a remercié tous les présents et l’organisateur pour cet évènement.

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« La course à l’Isle de France, 1740-1810 » par le professeur Philippe Haudrère

kentDès le premier moment de leur installation permanente dans l’océan Indien, à la fin du XVII° siècle, les Français envisagent de pratiquer la course.  » Six vaisseaux corsaires dans ces mers des Indes feront plus de tort aux Hollandais et aux Anglais dans leur commerce en moins de quatre ans, que trente années de guerre et soixante vaisseaux ne sauraient faire « , assure le gouverneur de Pondichéry en 1691. Et il ajoute :  » Il faudrait avoir des endroits de rafraichissement et d’hivernement fortifiés, avec des entrepôts et des magasins « .
A partir de 1740, les Français disposent d’une telle installation avec l’aménagement du Port-Louis de l’île de France, réalisé sous la direction de Mahé de La Bourdonnais. Le même gouverneur, commandant une escadre armée dans ce port, organise en 1746, pendant la guerre de la Succession d’Autriche, une expédition corsaire et s’empare du comptoir britannique de Madras qu’il rançonne. Ensuite l’activité de la course des Français dans l’océan Indien augmente continuellement. Durant la guerre de Sept-Ans, de 1756 à 1763, ils font plus de cinquante prises, pour une valeur totale supérieure à sept millions de livres tournois. Pendant le conflit de l’indépendance des Etats-Unis, de 1778 à 1783, ils effectuent 98 captures, dont la vente rapporte quatorze millions de livres. C’est quarante millions de francs (équivalent approximativement à la livre tournois) avec 126 prises pendant les guerres de la Révolution, de 1793 à 1802 ; cinquante millions et 148 captures durant les guerres napoléoniennes, de 1803 à 1810.

La course enrichit les habitants des Mascareignes. Les bâtiments pris augmentent la capacité de transport de la flotte des îles, et surtout les grandes quantités de marchandises orientales disponibles attirent les négociants neutres, qui trouvent au Port-Louis l’occasion de se ravitailler à bon prix, avec un trajet plus court que celui pratiqué habituellement vers les Indes orientales depuis les ports de l’Atlantique. Ainsi de 1793 à 1802, 40 bâtiments sous pavillon danois et 112 sous celui des Etats-Unis, entrent-ils dans le port ; le mouvement se poursuit lors de la reprise des hostilités avec 54 navires neutres en 1804, 59 en 1805.
Le mouvement commercial ainsi créé se poursuit durant les périodes de paix. Les armateurs européens prennent l’habitude de venir chercher à l’île de France les productions des Indes orientales apportées par des bâtiments d’Inde en Inde, La fonction d’entrepôt vivement souhaitée par La Bourdonnais, prend alors une grande importance. On échange au Port-Louis les marchandises de l’Europe contre celles de l’Inde et de la Chine.  » J’ai vu la rade et le port couverts de navires de toutes les nations et chargés des objets les plus précieux. L’Américain économe, actif dans ses armements, chargé d’objets propres à la marine, et l’Anglais spéculateur y abordèrent, écrit le peintre Milibert, après un séjour au Port-Louis en 1802 et 1803. L’habitant du golfe Persique y apportant les plus rares productions de ces belles contrées, […] une multitude d’autres venaient mouiller auprès des vaisseaux de tant de nations différentes, dont les pavillons déployés les jours de fête offraient un coup d’œil admirable par leur variété. Ce spectacle imprimait au port un caractère de grandeur et de richesse dont on ne pourrait se faire une idée, même dans nos ports les plus riches de France « .
M. Haudrère apporte ensuite quelques précisions sur le déroulement de la course. Ici, tout repose sur le savoir-faire d’une quarantaine d’armateurs, originaires pour deux-tiers d’entre eux de Bretagne, et principalement de Saint-Malo. Ils conservent des liens étroits avec ce grand port corsaire, d’où ils tirent des connaissances pratiques et des capitaux. Ils travaillent avec environ 5 % de fonds propres, tout le reste étant emprunté auprès des habitants des Mascareignes ou de la métropole. Ils n’éprouvent pas de difficultés pour trouver des capitaux, car les profits sont élevés, ainsi 815.000 livres pour un capital de 450.000 livres, soit un intérêt de 45 %, avec la Philippine I, en 1780, durant une croisière de sept mois.
Les bâtiments les plus utilisés sont des  » senau  » de 150 à 200 tonneaux, avec deux mâts, portant une vingtaine de canons ou bien de  » caronades  » à tir court, dont l’usage se généralise à la fin du XVIII° siècle. Rapides et maniables, avec une quille de près de 30 mètres de longueur, ce sont des bâtiments adaptés à la chasse de proies moins rapides, ou bien à la retraite face à des adversaires ayant une forte puissance de feu.
L’administration exerce un contrôle étroit sur les armements en course ; elle s’assure de l’honnêteté et de la compétence des capitaines ; elle exige une caution de l’armateur, portant sur tous ses biens, avant de délivrer une  » lettre de marque « .
Les succès des expéditions reposent naturellement sur la compétence des capitaines. Ils doivent être à la fois des meneurs d’hommes et d’habiles manœuvriers. Souvent Bretons et Malouins, comme les armateurs, ils ont une expérience consommée de la navigation dans l’océan Indien, acquise en temps de paix ; et aussi beaucoup d’audace et de courage, car le nombre des morts est élevé, environ 30 % de l’effectif embarqué.
Le combat à l’abordage demande un personnel nombreux. Ainsi sur la Philippine I, senau de 160 tonneaux, une centaine d’hommes, dont 17 officiers, 20 mariniers, 23 matelots, 20 volontaires, tant petits blancs que noirs libres, 20 esclaves servant comme matelots, volontaires embarqués par leurs maîtres en lieu et place du versement d’un capital. Il faut prévoir une grande quantité de vivres pour parvenir à nourrir tous ces hommes durant une campagne de sept à dix mois, et les produits alimentaires entrent pour une part non négligeable dans les dépenses de la mise-hors.
Les bâtiments capturés ainsi que les chargements sont vendus aux enchères, au Port-Louis, par le ministère d’un notaire ; quinze jours après le paiement par les acheteurs l’armateur doit déposer son compte auprès du tribunal des prises, qui prononce la validité de la campagne (ou bien la refuse) et la liquidation des comptes. Deux tiers du produit reviennent à l’armateur et aux actionnaires (815.000 livres, déjà mentionnés, sur la Philippine I), un tiers à l’équipage (407.000 livres sur le même bâtiment), avec une répartition en parts arrêtée par l’ordonnance sur la course, de douze parts pour le capitaine à un quart de part pour le mousse. Les blessés et les familles des morts bénéficient d’une double part. En outre l’équipage reçoit un salaire, dont le montant est sensiblement analogue à celui des équipages de la marine de l’Etat, c’est-à-dire, à la fin du XVIII° siècle, 394 livres par mois pour un capitaine, 70 livres pour un marinier, 30 livres pour un volontaire, 16 livres pour un matelot.
En conclusion, M. Haudrère pose une question : le succès de la course à partir du Port-Louis est-il le motif de la conquête des îles par les Britanniques. La réponse doit être nuancée, puisque jusqu’en 1808 les Britanniques n’envisagent pas une opération militaire, en dépit des plaintes réitérées des négociants de Calcutta. Le gouvernement anglais n’est pas disposé à engager une telle campagne, nécessairement coûteuse, et il semble penser que les assurances permettent de couvrir la majeure partie des pertes. Il change d’avis au cours de l’année 1809 lorsque les Français s’emparent de cinq gros vaisseaux de la Compagnie britannique des Indes orientales ; c’est une catastrophe qui fait trembler la bourse de Londres. Et les premières opérations de l’année 1810, en particulier la capture de deux autres gros bâtiments de la Compagnie des Indes, durant le mois de mars, au voisinage des Comores, renouvelle l’inquiétude. De plus, la réunion de la Hollande à la France, prononcée en 1808, met à la disposition des habitants des Mascareignes les ressources d’un vaste empire colonial, bien implanté en Asie, et c’est une nouvelle source de préoccupations pour les Britanniques.

Exposition « Gaud-Louis de Ravenel intendant de Suffren aux Indes »

exporavenel-L’exposition Ravenel au musée de Granville (13 juillet-2 octobre 2011)
Denis Piat, Daniel Lesguillier et Jean-Claude Rey à Granville

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Michèle et Daniel Lesguillier ainsi que Mme. Chartrain, conservateur du patrimoine au musée de Granville, ont présenté durant l’été 2011, dans ce même musée, une belle exposition sur la vie et la famille du comte Louis de Ravenel.

Celui-ci, né à Granville en 1747, intendant de l’escadre de Suffren lors de sa célèbre campagne en 1782 et 1783, est fait capitaine de vaisseau en 1786, sur le rapport élogieux du grand bailli qui déclare au roi :  » Si j’ai eu des succès en Inde, c’est grâce à Ravenel « . Honoré ensuite de la croix de Saint-Louis, décoration militaire éminente dans la France du XVIII° siècle, il est capitaine de port du Port-Louis de 1787 à 1797. Il prendra un commandement à la mer sur la Preneuse puis sur La Forte pour l’Indonésie. Il défendra l’île contre les Anglais en 1810, mais après la capitulation il continuera de résider à l’île de France où il meurt en 1824. I est enterré dans le cimetière de Saint-Julien à Flacq.
L’exposition montre quelques portraits venant du Musée de la Marine et du musée de l’Armée, soit de la famille Ravenel, en particulier ceux de Gaud-Louis et de son père Siméon, soit de personnalités de l’époque comme le général Decaen et le général Vandermaesen, gendre de Gaud-Louis de Ravenel, ainsi que des cartes, des estampes et des objets du XVIII° siècle et du début du XIX° siècle. L’ensemble est réparti en quelques grands thèmes généraux comme : la Marine et l’océan Indien au XVIII° siècle ; la campagne de Suffren ; l’île de France ; l’activité du capitaine du port au Port-Louis ; la bataille du Grand-Port …

Historique des conférences

1999 – La Bourdonnais (Ph. Haudrère)
2000 – Poivre ( Y. Laissus)
2001 – La Bataille du Grand Port (E. Taillemite et N. Rodger)
2002 –
La Compagnie des Indes et les Mascareignes (Ph. Haudrère)
Les Enrichissements du Musée de la Compagnie des Indes (L. Mézin)
2003 – La guerre de course dans l’Océan Indien, de la guerre d’indépendance américaine à Surcouf (P. Villiers)
2004 –
Commémoration du 250ème anniversaire de la mort de La Bourdonnais exposition et conférence (P. Haudrère)
l’Académie de l’île de la Réunion (S. Ycard)
Jean Baptiste d’Après de Mannevillette et l’exploration de l’Océan Indien au 18ème siècle (Madame Restif)
2005 – Les Vaisseaux de la Compagnie des Indes (J. Boudriot)
2006 – La place de l’Océan Indien dans la guerre d’Ind�pendance des Etats Unis (Ph. Haudrère)
2009 – Le naufrage de l’Utile sur Tromelin en 1761 (Max Guérout)
2009 – La péninsule indienne au moment de l’intervention de Mahé de La Bourdonnais (Jean-Marie de Beaucorps)
2010 – La « Course » à l’Ile de France, 1740-1810 (Philippe Haudrère)
2011 – G.L. de Ravenel avec Suffren aux Indes (Daniel Lesguiller)
2012 – Le chevalier de Ternay : de l’Ocean Indien à l’indépendance américaine (Joseph Linÿer de La Barbée)
2012 – La Bourdonnais et Dupleix deux conceptions de la présence française en Asie au XVIIIème siècle (P. Haudrère)