Actions de l’association depuis sa création

DSC_8025Les premières actions ont été orientées vers la commémoration du tricentenaire de la naissance de notre illustre marin, sous la forme d’une aide à la manifestation qui s’est dérouléeà Saint Malo, le 11 février 1999 et se poursuivent dans différents domaines :

  • Initiatives dans l’édition : réédition des « Mémoires Historiques » de La Bourdonnais et des « Oeuvres complètes de Pierre Poivre« , aide à la réalisation du n°4 des « Cahier de la Compagnie des Indes « (Lorient ) consacré à La Bourdonnais, « Les Français dans l’océan Indien au XVIIIème siècle », La Bourdonnais et Rostaing et « Fortunes des Isles,lettres et souvenirs de l’Ile de France » ;.
  • Deux articles dans Cols Bleus : un sur La Bourdonnais et un sur la Bataille du Grand-Port ;
  • Mise en place d’une bibliographie sur les Mascareignes ;

Conférences au Musée de la Marine :

  • en 1999 sur la vie de La Bourdonnais,
  • en 2000 sur Pierre Poivre,
  • en 2001 « la Bataille du Grand-Port »,
  • en 2002 « les Mascareignes et la Compagnie des Indes au XVIIIème siècle,
  • en 2003 « La guerre de course dans l’Océan Indien » et « La Bourdonnais et la Cie des Indes »,
  • en 2004 « L’académie de l’île de le Réunion« ,
  • en 2005 « Les vaisseaux de la Compagnie des Indes » ,
  • en 2006 « Suffren, l’Inde et les îles dans la guerre de l’indépendance des Etats-Unis (1775-1783) »,
  • en 2009 « Le naufrage de l’Utile à Tromelin et le drame des esclaves oubliés » ;

Diner-conférence au restaurant Le Procope :

  • en 2002 « Les enrichissements du Musée de La Compagnie des Indes de Lorient » ;

Conférences à la mairie du 7ème arrondissement :

  • en 2003: » Vie de La Bourdonnais » ,
  • en 2012 « La Bourdonnais et Dupleix » ;

Conférence à la mairie du 16ème arrondissement :

  • en 2004  » Jean-Baptiste d’Après de Mannevillette et l’exploration de l’océan Indien au XVIIe siècle »;

Conférences à la maison des associations du 16ème arrondissement :

  • en 2009 « La péninsule indienne au moment de l’intervention de La Bourdonnais »,
  • en 2010 « La course à l’Isle de France, 1740-1810 »,
  • en 2011 « Gaud Louis de Ravenel avec Suffren aux Indes »,
  • en 2012 « Le chevalier de Ternay, de l’océan indien à l’indépendance américaine » ;
  • Exposition à la mairie du 7ème arrondissement de Paris en 2003 : « Mahé de La Bourdonnais et La Compagnie des Indes« ,

Édition d’un bulletin de liaison trimestriel et réalisation du site Internet.

  • Participation à l’exposition « Les explorateurs » au musée de la Poste en 2005/2006 ;

Biographie de François Mahé de La Bourdonnais

Né à Saint-Malo le 11 février 1699, il embarque à l’âge de 10 ans sur un bâtiment armé pour les mers du Sud, puis fait campagne aux Indes et aux Philippines tout en étudiant les mathématiques. Après avoir parcouru les mers du Nord et les côtes orientales de la Méditerranée de 1715 à 1718, il entre comme lieutenant au service de la Compagnie des Indes. Au cours de ses voyages aux Indes, il fait escale à l’Isle de France en 1723 et conçoit déjà la valeur stratégique de cette l’île. C’est à cette époque, alors âgé de 24 ans, qu’il compose un « Traité de la Mâture des vaisseaux« . Nommé capitaine en 1724, il embarque sur le Malabar et gagne d’abord Pondichéry, puis Maïhi où il contribue puissamment à la reconquête de ce comptoir secondaire en 1726, grâce à une sorte de chaland de débarquement qu’il avait conçu. Certains chroniqueurs émettent l’hypothèse que c’est à partir de cette époque que le village prit le nom de « Mahé ».

En 1727, il démissionne comme officier de la Compagnie des Indes et se lance dans le commerce d’Inde en Inde. Il se constitue ainsi une fortune personnelle considérable et de solides connaissances sur la région. Il rentre en France en 1733, passe un moment au service du gouverneur portugais de Goa à qui il rend de multiples services et reçoit pour récompense la croix de Chevalier du Christ de la couronne Portugaise. Lors d’un passage à Paris, il persuade le Contrôleur des Finances de Louis XV, Monsieur Philibert Orry et son frère le cardinal de Fulvy, Commissaire du Roi de la Compagnie des Indes, de développer une base à l’Isle de France. Nommé gouverneur général des Isles de France et de Bourbon, il y débarque en juin 1735, accompagné de son épouse Anne-Marie Lebrun de la Franquerie. Président du conseil supérieur, il se met immédiatement au travail et, avec une énergie sans pareille, fonde à l’Isle de France une véritable colonie structurée et durable, ranime l’économie de l’île Bourbon et ne néglige pas l’île Rodrigues où il nomme un Administrateur dès 1736. Il donne une priorité à l’installation d’une solide base navale au Port-Louis. Celle-ci rendra tant de services à la France, que l’Angleterre, qui s’en était emparée en 1810, refusera de la rendre en 1815 au Traité de Paris.

En 1740, ayant obtenu un congé après la mort tragique et successive de ses deux enfants et de son épouse, La Bourdonnais se rend à Paris où il est promu capitaine de frégate et reçoit la croix de Saint-Louis. Sa nouvelle mission est d’aller secourir Dupleix aux Indes. Après son mariage avec Mademoiselle Charlotte Elisabeth de Combault d’Auteuil, il s’embarque à Lorient en avril 1741 pour l’Isle de France. En 1743, il organise la prise de possession des îles Seychelles et donne son nom à l’île principale de l’archipel et, la même année, aménage la petite chapelle de Saint-François aux Pamplemousses. En mars 1746, à la tête d’une escadre de neuf bâtiments, dont cinq furent armés au Port-Louis avec des moyens de fortune, il s’élance à la rescousse des comptoirs français de l’Inde. C’est en route pour Pondichéry, au large de Ceylan, devant Négapatam, que La Bourdonnais réussit à combattre victorieusement l’escadre du vice-amiral Peyton. En septembre 1746, grâce à une préparation rigoureuse et des plans précis, il s’empare de Madras qui se rend après une faible résistance des Anglais. C’est le début du célèbre conflit avec Dupleix au sujet des clauses de la capitulation de cette ville. De retour à Port-Louis en décembre, il en repartira en mars 1747, accompagné de sa nouvelle épouse et de ses trois enfants nés à l’Isle de France. Il reçoit pour mission de ramener en France six des bâtiments ayant servi à sa campagne aux Indes.

Dès son arrivée à Paris, en mars 1748, il est écroué à la Bastille suite aux accusations portées contre lui par Dupleix. Aprés trois années d’instruction interminable, il est reconnu innocent par le tribunal et libéré en février 1751, en très mauvaise santé. Il meurt, peu de temps après sa libération, le 10 novembre 1753.

Denis Piat

Présentation de l’Association

 

Créée en 1997 l’Association est régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour vocation de promouvoir la connaissance des liens historiques de la France établis par Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, avec l’océan Indien. Remarquable gouverneur des isles de France et de Bourbon, il fut aussi un marin exemplaire à Madagascar, pionnier des Seychelles et victorieux aux Indes avec la prise de Madras.
L’Association a pour but de contribuer à préserver le patrimoine historique de la France avec l’Île Maurice, l’île de la Réunion, Madagascar, les Seychelles et les comptoirs des Indes concernés par La Bourdonnais.
L’Association a également pour objet de servir de lien entre les associations homologues et de promouvoir simultanément la francophonie.
Les activités sont notamment : édition de manuscrits ou réédition d’ouvrages, publication d’articles, conférences, congrès, expositions, manifestations culturelles, voyages historiques et culturels, etc …

 

La péninsule indienne au moment de l’intervention de La Bourdonnais

le mardi 15 décembre 2009 par Monsieur Jean-Marie de Beaucorps

Monsieur Jean-Marie de Beaucorps nous relate son expérience et sa passion pour l’Inde et les pays d’Extrême-Orient où il a passé plus de quarante ans.

Il nous a présenté l’Inde géographique : au nord la plaine Indo-Gangétique, au centre un grand plateau, au sud un grand prè tropical avec ses deltas.

Ensuite Monsieur de Beaucorps nous a fait un résumé de l’histoire de l’Inde qu’il divise en deux volets, jusqu’à l’indépendance en 1948.
Le premier volet à partir de 4000 avant Jésus-Christ, purement Hindou, jusqu’en l’an 1000.
Le second volet musulman avec l’arrivée des premiers sultants à Delhi en 1200. A la fin du sultanat Lodi en 1526, l’Inde était prête à basculer dans l’Islam mais arrivent les Moghols.

Monsieur de Beaucorps nous a entraîné dans une saga extraordinaire en nous décrivant les six  » Grands Moghols »
A la mort du dernier, Aurangzeb en 1707, l’Inde entre dans une période d’anarchie, l’Empire Moghol est dans un état de désintégration.

A l’arrivée de La Bourdonnais en 1727, le pouvoir est à prendre. Il nous parle ensuite des forces en présence, de Duplex et de La Bourdonnais.
Vous pouvez obtenir le texte intégral de la conférence sur demande à l’Association participation aux frais 5€

Bibliographie succincte de B. F. MAHÉ DE LA BOURDONNAIS

A – Les textes contemporains de Mahé de La Bourdonnais

Mémoire pour le sieur de Labourdonnais avec les pièces justificatives. Paris : Imp. Delaguette, 1750
Supplément au Mémoire pour le sieur de Labourdonnais. Paris : Imp. Delaguette, 1751
– Mahé de La Bourdonnais. – Lettre à M. de Moras concernant les affaires de la Compagnie des Indes, 1732 (manuscrit).
– de Rostaing.  Relation du voyage fait aux Indes sur l’escadre commandée par M. de La Bourdonnais, du 24 février au 24 mars 1746, in O’Hanlon, collection historique . . . Paris : Duchesne, 1758.

Ces deux derniers documents ont été publiés par les soins de l’association dans :
Les Français dans l’océan Indien au XVIIIe siècle, La Bourdonnais et Rostaing. Paris, les Indes savantes, 2004 (ce volume contient donc le rapport de La Bourdonnais* de 1733 et le Journal de Rostaing de 1746). C’est ce rapport qui a déterminé la Compagnie à choisir La Bourdonnais comme gouverneur des Isles.

– Mahé de La Bourdonnais. – Mémoire des Isles de France et de Bourbon, édité par A.Lougnon et A.Toussaint. Paris :Leroux,1937,
– Rivière, M.S.- La plume et l’épée, Mémoires de M. de L. B. (1740-1742). Port-Louis, 2005, reprend le Mémoire ci-dessus.

B – Les ouvrages postérieurs, historiques et biographiques sont nombreux, il est possible de les limiter aux suivants pour les ouvrages classiques :

– Vinson, Julien. – Les Français dans l’Inde : Dupleix et La Bourdonnais. Paris : Leroux, 1894
– Crépin, Pierre. – Mahé de la Bourdonnais. Paris : Soc. d’histoire des colonies, 1922 (thèse)
– Martineau, Alfred. – Dupleix et l’Inde française. Paris : Soc. de l’histoire des Colonies françaises, 1920-1928 , (4 vol.)
– Martineau, Alfred. – Les origines de Mahé de Malabar. Paris : E.Champion, 1917

C – Actuellement il faut se référer essentiellement aux ouvrages de Philippe Haudrère, membre de l’Académie de Marine, portant sur la Compagnie des Indes et Mahé de La Bourdonnais et en particulier :

– Haudrère, P.,La Bourdonnais, marin et aventurier. Paris : Desjonquères, 1992
– Haudrère, P., Le Bouëdic G. (avec la coll. de Mézin,L.). – Les Compagnies des Indes. Rennes : Ed. Ouest-France, 1999
– Haudrère, P., –La compagnie française des Indes au XVIIIe siècle. Paris : les Indes savantes, 2005. (2 volumes), thèse d’État, avec une documentation très fouilée et une bibliographie exhaustive.

D – Enfin différents papiers sur La Bourdonnais :
Le Bulletin de l’Association publie quand nous les découvrons des documents sur La Bourdonnais, comme récemment le travail inédit et oublié du Dr. Baschet sur La Bourdonnais à la Bastille, 1940, manuscrit retrouvé dans les papiers d’Albert Lougnon par son fils lequel nous l’a aimablement communiqué.
(Il suffit d’adhérer pour y avoir accès.)

Exposition et conférence sur Gaud Louis de Ravenel

  1. Participation à l’exposition « Gaud Louis de Ravenel avec Suffren aux Indes » au Musée du Vieux-Granville du 13juillet au 2 octobre 2011 ;
  2. Conférence sur le même sujet donnée par Daniel Lesguillier le 24 novembre au Musée de la Marine à Paris.

-L’exposition Ravenel au musée de Granville (13 juillet-2 octobre 2011)

exporavenel
M. et Mme. Daniel Lesguillier ainsi que Mme. Chartrain, conservateur du patrimoine au musée de Granville, ont présenté durant l’été, dans ce même musée, une belle exposition sur la vie et la famille du comte Louis de Ravenel.

Celui-ci, né à Granville en 1747, intendant de l’escadre de Suffren en 1782 et 1783, est fait capitaine de vaisseau en 1786, sur le rapport élogieux du grand bailli qui déclare au roi :  » Si j’ai eu des succès en Inde, c’est grâce à Ravenel « . Honoré ensuite de la croix de Saint-Louis, décoration militaire éminente dans la France du XVIII° siècle, il est capitaine de port du Port-Louis de 1787 à 1797, et il continue de résider à l’île de France où il meurt en 1824 et est enterré dans le cimetière de Saint-Julien à Flacq.
L’exposition, agréablement présentée dans une dizaine de salles, montre quelques portraits, soit de la famille Ravenel, en particulier ceux de Louis et de son père Siméon, soit de personnalités de l’époque comme le général Decaen et le général Vandermaesen, gendre de Louis Ravenel, ainsi que des cartes, des estampes et des objets du XVIII° siècle et du début du XIX° siècle. L’ensemble est réparti en quelques grands thèmes généraux comme : la Marine et l’océan Indien au XVIII° siècle ; la campagne de Suffren ; l’île de France ; l’activité du capitaine du port au Port-Louis ; la bataille du Grand-Port …

 

 

Sur la photo ,de g. à dr. : Denis Piat. Daniel Lesguillier et Jean-Claude Rey

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