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Mahé de La Bourdonnais
Marin et Aventurier Conférence de M. Philippe Haudrère, Membre de l'Académie de Marine, professeur à l'université d'Angers, sous la présidence du contre-amiral Georges Prud'homme, Directeur du Musée de la Marine. Le mardi 2 février 1999 au Musée de la Marine. |
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Né à Saint-Malo en 1699, La Bourdonnais a les qualités
des originaires de ce port : grand marin, il est aussi un audacieux corsaire
et un habile commerçant.
Au-delà de cette première approche, l'étude de la vie
de La Bourdonnais donne un aperçu des ambitions des élites françaises
aux XVIIIème siècle. Vers
l'âge de 35 ans, après avoir fait fortune dans le commerce d'Inde
en Inde, c'est à dire entre les ports de l'Asie, il faut acquérir
l'honneur de doter son pays et la Compagnie des Indes d'une base
navale et commerciale de premier ordre dans la mer des Indes, et il crée
le Port-Louis ainsi que la colonie de l'Île de France. En 1746, il y
ajoute la gloire militaire et parvient à vaincre les Britanniques
en s'emparant de leur colonie de Madras.
En même temps, il y a une dimension tragique dans la vie de La Bourdonnais.
Jeune époux et jeune père, il voit disparaître successivement
en quelques mois sa femme et ses trois enfants. Accusé de haute trahison,
il est emprisonné durant trois années à la Bastille,
avec interdiction absolue de communiquer avec quiconque. Il est finalement
acquitté, mais c'est un homme brisé physiquement, et il meurt
peu après, en 1753, à l'âge de 54 ans.
Le texte de la conférence est disponible sur demande - Coût
10 €. Retour au haut de la page
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Pierre Poivre
Naturaliste et Aventurier Conférence de M. Yves Laissus, Inspecteur Général honoraire des Bibliothèques, et ancien directeur de la Bibliothèque Centrale du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, sous la présidence du contre-amiral Georges Prud'homme, Directeur du Musée de la Marine. Le jeudi 24 février 2000 au Musée de la Marine. |
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Pierre Poivre est né à Lyon en 1719. Élève des
Missions Étrangères à Paris mais trop jeune pour recevoir
les ordres, il est envoyé en mission. Il s'embarque en 1741 destination
: la Chine.
Ouvert à tout, il s'intéresse à tout : moeurs locales,
botanique, techniques de tissage, apprend le chinois.
En janvier 1745, après quelques démêlés avec ses
supérieurs, il repart vers la France pour terminer ses études.
Au cours du voyage, dans un combat contre un vaisseau anglais, il perd la
main droite. Il reste prisonnier quatre mois à Batavia, séjour
qui lui apprend l'importance économique des épices (girofle
et muscade) dont les Hollandais gardent jalousement le monopole. Après
une brève escale à l'Isle de France, il s'embarque en mars 1747
avec La Bourdonnais.
De retour en France, il obtient de la Compagnie des Indes une mission secrète
pour rapporter des épices, mission camouflée sous une ambassade
à Hué. De l'Isle de France il fera plusieurs expéditions
à Manille et aux Molusques pour obtenir quelques plants malheureusement
difficilement viables, souffrant en plus de l'hostilité du pharmacien-botaniste
officiel : Fusée Aublet.
Poivre séjourne à Lyon de 1757 à 1767, se liant aux physiocrates.
Il est nommé commissaire générale ordonnateur des
Isles de France et de Bourbon. Il arrive à Port-Louis en juillet
1767 avec sa très jeune femme. Il montre alors le plein de ses capacités
et est nommé intendant, ce qui lui donnera autorité pour tout
réorganiser, tant la Compagnie avait laissé dépérir
l'île dans les dernières années de son monopole.
Bien sûr il reprend sa quête des épices. Il organise deux
voyages fructueux, puis demande son retour en 1772. Les premiers fruits, girofle
en 1776 et muscade en 1778, seront cueillis par son successeur Céré
au Jardin des Pamplemousses que Poivre a créé et enrichi au
cours de son séjour.
Pierre Poivre meurt à Lyon en 1781 et sa veuve se remariera avec Samuel
Dupont (de Nemours). Retour au haut de la page
Monsieur Taillemite, pour la partie française, présente
la Bataille du Grand-Port qui s'est déroulée à l'Isle
de France du 20 au 26 août 1810, dans le contexte particulier des guerres
napoléoniennes. La stratégie de l'Empire était axée
sur l'Europe sans prendre en compte l'aspect mondial comme le faisait l'Angleterre.
Les Mascareignes étaient les seules possessions françaises de
l'Océan indien, sur la route du commerce des Indes. Le 4 août
1809, l'Angleterre s'empare de Rodrigues qui devient une base de départ
de plusieurs raids. En mars 1810, le commodore Rowley, commandant de la Royale
Navy, et le colonel Keating persuadent leurs supérieurs d'attaquer
l'Ile Bonaparte (Bourbon ou Réunion). La remise du pouvoir à
sa Majesté Britannique est effective le 9 juillet 1810.
A partir de La Réunion, les Anglais attaquent les Français sur
le Grand-Port. Le 15 août, ils prennent le fort de l'île de la
Passe et le 17 la batterie de la Pointe du Diable protégeant l'entrée
de la rade de Grand-Port et la ville de Mahébourg.
Les forces anglaises comprennent les frégates Néréide
de Willoughby, Iphigénie, Sirius et Magicienne, totalisant 174 canons
et 1170 hommes.
Le 20 août la division Duperré venant des Comores, arrive dans
la baie. Elle comprend les frégates Bellone et Minerve, la corvette
Victor et deux vaisseaux de la Compagnie des indes, le Ceylan et le Windham,
pris un mois plus tôt. Cette force totalise 144 canons pour environ
600 hommes.
La bataille commencée le 20 août à 13h30 allait durer
une semaine et voir les différents bâtiments s'échouer
les uns après les autres ou s'embosser pour permettre à leurs
artillerie d'être efficace. A l'issue de la bataille, deux frégate
anglaises sont incendiées et deux ont capitulé.
La victoire acquise est de courte durée puisqu'une force de débarquement
britannique, basée à Rodrigues (21 bâtiments de guerre,
24 transports de troupe et environ 11300 hommes), se présente en novembre
1810 pour soumettre l'Isle de France qui capitule le 3 décembre.
M. Taillemite nous décrit la situation du rêve oriental
de Napoléon. L'envoi de Decaen en 1803 vers les Indes, il s'arrête
aux Mascareignes et prend position à Port-Louis. Les liaisons sont
difficiles avec la métropole. L'insuffisance en hommes et en forces
navales conduit à une guerre de Courses contre le commerce de l'adversaire.
Nous avons beaucoup appris sur cette période. Citons la différence
énorme entre les escadres de la métropole bloquées dans
leur port et atteintes par un certain abattement, et les frégates de
l'Océan Indien qui naviguaient sans arrêt et rivalisaient d'activité
et de combativité, magnifiquement illustrées par la Bataille
du Grand-Port.
Monsieur Rodger indique que la Bataille du Grand-Port est une événement
isolé qui révèle les tendances très différentes
entre les deux marines de l'époques.
De Trafalgar à 1815, il y a dix ans de guerre navale entre les deux
pays, mais les forces sont devenues très disproportionnées.
A partir de 1806, pendant le blocus, les mers sont vides, la guerre devient
côtière. La seule guerre océanique est au Sud de l'Inde.
Seules les frégates attaquent et combattent.
Parmi les nombreux points évoqués, nous avons découvert
le culture d'attaque à outrance des jeunes officiers britanniques pour
avancer dans la hiérarchie.
Une série de belles diapositives prêtées par Denis Piat
nous a illustré cette bataille par des cartes, des images du combat
naval ainsi que des principaux acteurs.
Le texte de la conférence est disponible sur demande - Coût
10 €. Retour au haut de la page
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La Compagnie des Indes et les Mascareignes
Conférence de M. Philippe Haudrère, Membre de l'Académie de Marine, professeur à l'université d'Angers, sous la présidence du contre-amiral Georges Prud'homme, Directeur du Musée de la Marine. Le mercredi 13 mars 2002 au Musée de la Marine. |
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Toutes les grandes entreprises européennes du commerce maritime avec
l'Asie du Sud-Est disposent d'une escale au voisinage du cap de Bonne-Espérance.
Les nécessités de la navigation conduisent les Français
à s'installer aux Mascareignes au XVIIIème.
La création des établissements français aux Mascareignes
est une réussite. Des îles désertes, couvertes d'une forêt
dense, sont défrichées, peuplées, mises en valeur. Cette
réussite est l'oeuvre de la direction de la Compagnie des Indes. Elle
sait faire le bon choix : développer l'agriculture vivrière
et l'élevage pour apporter le ravitaillement nécessaire à
la bonne santé des équipages des vaisseaux en relâche
; installer la culture du café, produit dont la demande est forte et
la vente donne des profits élevés ; choisir un excellent abri
naturel pour les vaisseaux ; distinguer un administrateur efficace, Mahé
de La Bourdonnais, capable de diriger les travaux d'aménagement nécessaires.
Ainsi la France se trouve-t-elle dotée d'une nouvelle colonie et d'une
base stratégique dans l'Océan Indien.
Cependant la mise en valeur par la Compagnie des Indes trouve une limite dans
la seconde moitié du XVIIIème, car cette association commerciale
ne veut pas effectuer les dépenses nécessaires à l'amélioration
des aménagements du Port-Louis et ne parvient pas à régler
les difficultés économiques et sociales entraînées
par la diminution du prix du café, produit désormais en grande
quantité, et par l'augmentation du nombre d'habitants, alors que toute
la surface agricole est mise en valeur et qu'il ne reste plus de terre disponible.
La Compagnie des Indes est donc obligée de remettre les îles
au gouvernement royal.
Le texte de la conférence est disponible sur demande - Coût
10 €. Retour au haut de la page
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Installé depuis 1984 dans la citadelle de Port-Louis (Morbihan), le Musée d'art et d'histoire de Lorient consacré à la Compagnie des Indes, participe par ses collections à la mise en valeur de l'histoire de la Compagnie française des Indes et des relations artistiques nées des contacts avec l'Inde et la Chine. A ce titre il conserve des collections variées sur Lorient et les régions situées entre le Cap de Bonne-Espérance et Canton que fréquentaient au XVIIIème siècle les navires de commerce français. Jeune institution créée sur la base des modestes collections héritées de l'ancien musée municipal, il poursuit depuis vingt ans une active politique d'acquisition assurant aujourd'hui à ce musée une place importante dans l'éventail des musées maritimes français. L'enrichissement des collections s'est développé selon des axes historiques, géographiques et artistiques par l'acquisition d'oeuvres ou d'objets en relations avec l'époque du grand commerce des Indes. Dans le domaine de l'histoire, le musée s'est efforcé d'acquérir des tableaux historiques ou des portraits comme ceux de Mahé de La Bourdonnais ou de Duval d'Eprémesnil, directeur du port de Lorient, peint par Jean Baptiste Lefebvre en 1738 . Le fond iconographique consacré à Lorient, à l'Inde, aux Iles des Mascareignes et à la Chine du XVIIIème siècle s'est enrichi d'au moins 400 oeuvres montrant les aspects les plus divers de l'aire géographique fréquentée par la Compagnie des Indes. Il offre un choix de gravures et de dessins inestimables et constitue aujourd'hui une base de référence pour la recherche. Dès 1985, l'entrée dans les collections de nombreuses pièces significatives de porcelaines chinoises de la collection Hervouët est un moment majeur de développement du musée. Elle a marqué une orientation nouvelle vers les arts décoratifs parallèlement aux domaines historiques et maritimes. Ce nouvel axe de développement, poursuivi jusqu'à ce jour, en fait aujourd'hui un lieu de présentation exceptionnel d'oeuvres de création indienne ou chinoise réalisées dans le contexte de l'importation en Europe du savoir-faire asiatique. Textiles de l'Inde, laques et céramiques chinoises, objets d'art et de curiosité sont venus accroître les collections et permettent au visiteur d'avoir une vue d'ensemble sur une époque et ses relations avec l'Asie, sachant que les oeuvres artistiques produites dans ce vaste continent ont durablement marqué les arts français et européens au XVIIIè siècle. L'accroissement de la collection de porcelaines de la Compagnie des Indes a été un objectif primordial jusqu'à ce jour, permettant ainsi la constitution d'un ensemble de grande qualité reconnue aujourd'hui comme l'une des principales collections publiques françaises. Ces enrichissements ne seraient compréhensibles s'ils n'étaient associés au développement d'actions éducatives et pédagogiques visant à mieux appréhender les éléments constituants du musée. Cette politique d'acquisition est menée au service du visiteur pour lequel ces actions sont entreprises. Les oeuvres sont offertes à la contemplation du public et des jeunes leur permettant ainsi de mieux saisir les particularités d'un moment privilégié des relations de la France avec l'Asie. |
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Lors de son intervention, le conférencier a rappelé en liminaire
ce qui fait la différence entre la course en Manche et celle qui se
pratique dans l'Océan indien au XVIIIème siècle
une croisière en course en Manche dure peu de temps (15 jours environ
jusqu'à deux mois à Dunkerque, 4 mois à Saint-Malo);
elle se pratique avec des bâtiments légers de 10 à 50
tonneaux environ, 50 à 200 tonneaux et plus rarement 250 à 500
tonneaux. La valeur d'une prise est de l'ordre de 20 à 30.000 livres;
les capitaines doivent avoir une très bonne connaissance des marées
en Manche et en mer du Nord, de la position et des mouvements des bancs pour
échapper aux croiseurs ennemis.
La course en Océan Indien se pratique avec des bâtiments plus
importants (200 à 400 tonneaux) afin de pouvoir affronter la haute
mer; elle dure environ 6 mois et son calendrier est fort tributaire des moussons.
La valeur d'une prise va de 300.000 à 3 millions de livres tournois
(ou francs) pour un indiamen. La rentabilité, pour l'armateur, doit
prendre en compte tous les frais non seulement sur zone, mais aussi les transits.
Dans les 2 cas, l'armateur privilégie un capitaine chanceux,
c'est-à-dire qui fait une course rentable à chaque sortie.
Ont été évoquées successivement plusieurs hautes
personnalités : d'Estaing, d'abord colonel aux Indes, puis corsaire
à l'Isle de France. Lors d'un raid contre les comptoirs anglais, il
occasionne des pertes au commerce anglais, de l'ordre de 40 millions de livres
(soit l'équivalent de 2 ans de dépenses militaires du budget
de la marine française pendant la guerre de Sept Ans).
Suffren qui fait 53 prises en océan indien, prises qui seront revendues
aux Indes et qui assureront le ravitaillement de l'escadre sans revenir à
l'Île de France.
Surcouf, d'abord négrier puis corsaire, dont les démêlés
avec le gouverneur se traduisent par la confiscation des prises mais permettent
aux Mascareignes d'être sauvées de la famine.
Decaen qui, en temps que gouverneur à l'Île de France, avait
comme mission de protéger les Mascareignes avec des moyens militaires
très faibles et qui dut réquisitionner les corsaires plutôt
que de les voir retourner en métropole, fortune faite. Avec Decaen,
la guerre de course se fait au profit de l'Etat et non plus des particuliers.
Les frégates de l'Empire capturèrent 6 indiamen contre deux
pour Surcouf. Elles remportèrent également la victoire de Grand
Port les 23-24 août 1810.
En conclusion, la guerre de course a été essentielle pour l'Île
de France et pour la Réunion le plus souvent isolées de la métropole
sous la révolution puis l'Empire mais la guerre de course arme du faible
au fort n'a pas pu empêcher les Anglais de débarquer.
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La première manifestation fut une conférence donnée dans les salons de la Mairie du 7ème arrondissement (arrondissement où est située l'avenue de La Bourdonnais) le 20 novembre 2003 . Cette conférence " Mahé de La Bourdonnais et la Compagnie des Indes" fut donnée par le professeur Philippe Haudrère de l'Académie de Marine, en présence de plus de 150 personnes. L'Amiral Battet, Chef d'Etat Major de la Marine, et son épouse avaient bien voulu honorer de leur présence cette manifestation.
Le professeur Haudrère proposa à l'auditoire de suivre Mahé de La Bourdonnais dans ses actions à travers trois des phases de la vie de l'illustre marin :

La seconde fut une exposition dans le hall de la Mairie du 7ème arrondissement du 20 au 26 novembre 2003. Cette exposition inaugurée par Michel Dumont (Maire du 7ème arrondissement) fut visitée par plus de 400 personnes. Un élogieux livre d'or avec de nombreux commentaires est conservé par l'Association.
Elle s'appuyait sur 7 panneaux en provenance du musée de la Compagnie des Indes de Port-Louis (Lorient) prêtés par Madame Nicolas conservateur en chef du musée. Ces panneaux très intéressants évoquaient non seulement l'histoire de la Compagnie des Indes mais aussi les vaisseaux, les itinéraires, la vie des marins embarqués, les Mascareignes, le commerce des Indes et celui de la Chine (notamment la porcelaine).
Elle se prolongeait par la présentation de 23 reproductions de cartes et de gravures anciennes du XVIIIème siècle dont la plupart provenait de la collection privée de Denis Piat, qui a bien voulu les mettre à notre disposition. Ces documents représentaient les Indes (plan de Pondichéry, plan de reddition de Madras, ), l'Isle de France (cartes, vue des bâtiments réalisés sous le gouvernement de La Bourdonnais, ), l'île Bourbon (carte de Mascarin, pont-volant de Saint- Denis), les îles La Bourdonnay (plan, prise de possession des Séchelles...), le " mouchoir " sur lequel La Bourdonnais, emprisonnéà la Bastille, a, pour sa défense, tracé une carte des Indes avec les indications de toutes ses actions.
Les commentaires des visiteurs - tels que consignés sur le livre
d'or de l'exposition - sont là pour montrer que ces deux manifestations
ont eu tout leur sens puisqu'ils témoignent de leur surprise de voir
tout ce qu'a fait ce grand marin et indiquent, en particulier, qu'ils "ont
appris beaucoup".
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Fondée
en 1913, l'Académie de l'île de la Réunion est le support
culturel de la pensée française dans l'océan indien.
Ses domaines d'activités couvrent les Lettres, les Arts, les Sciences
mais aussi l'Histoire et la Géographie.
Le docteur Serge Ycard, durant son intervention, a brossé, devant
un auditoire particulièrement attentif, une splendide fresque de
la culture française dans cette région du monde, où
la France a une place privilégiée.
Après avoir insisté sur l'histoire de l'île - res nullius
avant l'arrivée des Français - l'orateur présenta un
florilège des personnalités les plus marquantes de l'île
dans les domaines où uvre l'Académie, quelles soient
administrateurs, marins, gloires militaires, poètes ou académiciens.
Les activités de toutes ces personnalités ont eu un retentissement
considérable dans la vie métropolitaine et d'une certaine
manière l'apport de l'île de la Réunion dans la culture
français doit être souligné au plus haut niveau.
Le docteur Ycard, in fine, rappela les objectifs de l'Académie de
l'île de la Réunion, à savoir :
- la mémoire du passé et la préservation du patrimoine
culturel,
- l'aide auprès des réunionnais dans leur regard sur la culture
française,
- la défense de la langue française.
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Conférence de Monsieur Jean Boudriot, directeur du séminaire
d'archéologie navale du Musée de la Marine, et auteur/editeur
de nombreux livres dans la "collection archéologie navale".
Il était accompagné de Monsieur N'Go qui illustrait les
propos.Sous la présidence du Vice Amiral Jean Noël Gard, Directeur
du musée de la Marine,
Le mercredi 13 avril 2005.
La Compagnie des Indes en 1719, prend la suite de la Compagnie des Indes
Orientales créée par Colbert en 1664. En 1723, le Régent
Philippe d'Orléans lui donne une administration durable. En 1734,
parait le "Réglement touchant la Marine de la Compagnie des
Indes"
Cette compagnie effectue tout le commerce français hors Europe. Son
activité principale se dirige vers l'Asie, car la Compagnie des Indes,
qui ne pratique ni "la traite" ni le commerce du sucre, ne s'intéresse
pas au commerce avec les Amériques.
La période entre entre 1730 et 1755 est celle de la souveraineté
de la Compagnie. En 1730, l'arsenal royal de Lorient lui est remis. Au cours
de cette période, les vaisseaux seront construits à Lorient,
par et pour la Compagnie.
Les différents types de bâtiments sont :
- les gros porteurs qui assurent le transport des marchandises, de 1200
tx, 900 tx et 600 tx ; ils sont armés en guerre ;
- de plus petits sont stationnés dans les îles et les différents
pays avec lesquels la Compagnie commerce.
En 1730, la Compagnie possède 40 vaisseaux dont 20 représentent
12 580 tx. En 1740, elle en possède 55 dont 30 gros porteurs.
Suit une description des vivres, de l'alimentation et de l'équipage
pleine de détails.
Les durées de voyages et les périodes de campagne nous sont
indiqués ainsi que le commerce avec les différentes escales.
Livre de référence de Jean Boudriot : Compagnie des Indes 1720-1770 Vaisseaux (hommes, voyages, commerces) ISBN 1-903178-12-7
La place de l'Océan Indien dans la guerre d'indépendance des Etats Unis ( 1775 -1783)
Conférence de M. Philippe Haudrère,
Membre de l'Académie de Marine, professeur à l'université
d'Angers
Le jeudi 7 décembre 2006
Le Professeur Philippe Haudrère décrit la situation des forces
françaises dans l'Océan Indien en 1778:
- Les 5 comptoirs français en Indes ne sont pas fortifiés
et il y a peu de troupes ;
- Seules les Mascareignes possédent l'importante base navale de Port-Louis.
Il documente la déclaration des hostilités entre Français
et Britaniques, la prise de Chandernagor le 10 juillet 1778 et la capitulation
de Pondichéry le 19 ;
Fin 1778, il ne reste aux Français que les Mascareignes
L'expédition projetée par le gouvernement français, échoue, l'escadre prévue pour la côte orientale de l'Inde étant envoyée en Amériaque du Nord au début de 1780.
Mais Suffren sur ordre du Marquis de Castries (nouveau secrétaire d'Etat de la Marine) prend le commandement d'une escadre qui en partant de Brest le mars 1781 va rencontrer les Anglais, les Battrent aux îles du Cap Vert puis prendre Trincomalee à Ceylan.
L'annonce de la signature des préliminaires de paix, connus le 29 juin 1783 arrête les hostilités. Les Français récupèrent leurs établissements perdu, la situation est ramenée à celle de 1778.
conférence de l'Association des Amis de Mahé de La Bourdonnais
le mercredi 21 janvier 2009
Par le capitaine de vaisseau Max Guérout :
ancien officier de la Marine nationale et vice-président du Groupe de Recherche en Archéologie Navale (G.R.A.N) qui se consacre aux fouilles sous-marines depuis 1980.
Le commandant Max Guérout, après avoir rappelé les actions de l'Unesco pour que l'on se souvienne de l'esclavage, nous situe le projet qu'il a lancé en 2004, afin de mieux faire connaître ce qui s'est passé au 18éme siècle sur l'île de Tromelin. Deux campagnes de fouilles s'y sont déroulées la première en 2006, la seconde en 2008.
L'île de Tromelin, d'une surface de 1 kilomètre carré, se situe dans l'Océan Indien au nord de Maurice. Elle fut découverte en 1725 par le navire La Diane commandé par Monsieur de la Feuillée et baptisée " île des Sables ". Elle relève actuellement des terres australes et antarctiques françaises et porte une station météorologique.
Le naufrage de l'Utile. Cette flûte de la marine royale a
été vendue à la Compagnie française des Indes
Orientales pour le commerce dans les Mascareignes. Partie le 17 novembre
1760 de Bayonne elle arrive à l'Ile de France (aujourd'hui Ile Maurice).
Le 31 juillet 1761 l'Utile, commandée par le capitaine Lafargue
et transportant des esclaves provenant de Madagascar fait naufrage sur l'île
de Sable (Tromelin), 80 esclaves et 18 membres de l'équipage sont
noyés les autres vont s'organiser sur l'île. L'équipage
(123 blancs) avec le second Castellan du Vernet, s'embarque sur une embarcation
de fortune pour Madagascar avec promesse de revenir chercher les 60 esclaves
qu'il laisse derrière lui. La France est alors en guerre. Rien n'est
donc tenté pour rechercher et sauver les naufragés.
Ce n'est qu'en 1776 que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette
La Dauphine, récupèrera 7 femmes esclaves et un enfants
de huit mois.
Le but du projet " Les esclaves oubliés " est de, non seulement évoquer l'histoire de ces hommes et de ces femmes, mais aussi de comprendre comment certains ont réussi à survivre pendant 15 ans.
Tout d'abord l'équipe dirigée par la commandant Max Guérout
a effectué une fouille archéologique sous-marine au niveau
et aux abords de l'épave de l'Utile (150 h de plongée difficiles
sous des déferlantes) et aussi des recherches archéologiques
sur terre pour retrouver les traces de l'organisation mise en place par
les esclaves pour survivre en attendant d'hypothétiques secours.
En 2008 la nouvelle campagne a permis d'approfondir les conditions d'organisation
sociale par l'étude géomorphologique de l'île
Max Guérout nous a présenté de nombreuses photos très bien commentées sur les fouilles et les objets découverts avant de conclure ; " ces fouilles prouvent que les personnes que l'on mettait en esclavage étaient capables de survivre ".
Vous pouvvez obtenir beaucoup plus d'informations et des photos sur le site
: www.archeonavale.org/tromelin