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Présentation de l’Association

 

Créée en 1997 l’Association est régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour vocation de promouvoir la connaissance des liens historiques de la France établis par Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, avec l’océan Indien. Remarquable gouverneur des isles de France et de Bourbon, il fut aussi un marin exemplaire à Madagascar, pionnier des Seychelles et victorieux aux Indes avec la prise de Madras.
L’Association a pour but de contribuer à préserver le patrimoine historique de la France avec l’Île Maurice, l’île de la Réunion, Madagascar, les Seychelles et les comptoirs des Indes concernés par La Bourdonnais.
L’Association a également pour objet de servir de lien entre les associations homologues et de promouvoir simultanément la francophonie.
Les activités sont notamment : édition de manuscrits ou réédition d’ouvrages, publication d’articles, conférences, congrès, expositions, manifestations culturelles, voyages historiques et culturels, etc …

 

La péninsule indienne au moment de l’intervention de La Bourdonnais

le mardi 15 décembre 2009 par Monsieur Jean-Marie de Beaucorps

Monsieur Jean-Marie de Beaucorps nous relate son expérience et sa passion pour l’Inde et les pays d’Extrême-Orient où il a passé plus de quarante ans.

Il nous a présenté l’Inde géographique : au nord la plaine Indo-Gangétique, au centre un grand plateau, au sud un grand prè tropical avec ses deltas.

Ensuite Monsieur de Beaucorps nous a fait un résumé de l’histoire de l’Inde qu’il divise en deux volets, jusqu’à l’indépendance en 1948.
Le premier volet à partir de 4000 avant Jésus-Christ, purement Hindou, jusqu’en l’an 1000.
Le second volet musulman avec l’arrivée des premiers sultants à Delhi en 1200. A la fin du sultanat Lodi en 1526, l’Inde était prête à basculer dans l’Islam mais arrivent les Moghols.

Monsieur de Beaucorps nous a entraîné dans une saga extraordinaire en nous décrivant les six  » Grands Moghols »
A la mort du dernier, Aurangzeb en 1707, l’Inde entre dans une période d’anarchie, l’Empire Moghol est dans un état de désintégration.

A l’arrivée de La Bourdonnais en 1727, le pouvoir est à prendre. Il nous parle ensuite des forces en présence, de Duplex et de La Bourdonnais.
Vous pouvez obtenir le texte intégral de la conférence sur demande à l’Association participation aux frais 5€

Bibliographie succincte de B. F. MAHÉ DE LA BOURDONNAIS

A – Les textes contemporains de Mahé de La Bourdonnais

Mémoire pour le sieur de Labourdonnais avec les pièces justificatives. Paris : Imp. Delaguette, 1750
Supplément au Mémoire pour le sieur de Labourdonnais. Paris : Imp. Delaguette, 1751
– Mahé de La Bourdonnais. – Lettre à M. de Moras concernant les affaires de la Compagnie des Indes, 1732 (manuscrit).
– de Rostaing.  Relation du voyage fait aux Indes sur l’escadre commandée par M. de La Bourdonnais, du 24 février au 24 mars 1746, in O’Hanlon, collection historique . . . Paris : Duchesne, 1758.

Ces deux derniers documents ont été publiés par les soins de l’association dans :
Les Français dans l’océan Indien au XVIIIe siècle, La Bourdonnais et Rostaing. Paris, les Indes savantes, 2004 (ce volume contient donc le rapport de La Bourdonnais* de 1733 et le Journal de Rostaing de 1746). C’est ce rapport qui a déterminé la Compagnie à choisir La Bourdonnais comme gouverneur des Isles.

– Mahé de La Bourdonnais. – Mémoire des Isles de France et de Bourbon, édité par A.Lougnon et A.Toussaint. Paris :Leroux,1937,
– Rivière, M.S.- La plume et l’épée, Mémoires de M. de L. B. (1740-1742). Port-Louis, 2005, reprend le Mémoire ci-dessus.

B – Les ouvrages postérieurs, historiques et biographiques sont nombreux, il est possible de les limiter aux suivants pour les ouvrages classiques :

– Vinson, Julien. – Les Français dans l’Inde : Dupleix et La Bourdonnais. Paris : Leroux, 1894
– Crépin, Pierre. – Mahé de la Bourdonnais. Paris : Soc. d’histoire des colonies, 1922 (thèse)
– Martineau, Alfred. – Dupleix et l’Inde française. Paris : Soc. de l’histoire des Colonies françaises, 1920-1928 , (4 vol.)
– Martineau, Alfred. – Les origines de Mahé de Malabar. Paris : E.Champion, 1917

C – Actuellement il faut se référer essentiellement aux ouvrages de Philippe Haudrère, membre de l’Académie de Marine, portant sur la Compagnie des Indes et Mahé de La Bourdonnais et en particulier :

– Haudrère, P.,La Bourdonnais, marin et aventurier. Paris : Desjonquères, 1992
– Haudrère, P., Le Bouëdic G. (avec la coll. de Mézin,L.). – Les Compagnies des Indes. Rennes : Ed. Ouest-France, 1999
– Haudrère, P., –La compagnie française des Indes au XVIIIe siècle. Paris : les Indes savantes, 2005. (2 volumes), thèse d’État, avec une documentation très fouilée et une bibliographie exhaustive.

D – Enfin différents papiers sur La Bourdonnais :
Le Bulletin de l’Association publie quand nous les découvrons des documents sur La Bourdonnais, comme récemment le travail inédit et oublié du Dr. Baschet sur La Bourdonnais à la Bastille, 1940, manuscrit retrouvé dans les papiers d’Albert Lougnon par son fils lequel nous l’a aimablement communiqué.
(Il suffit d’adhérer pour y avoir accès.)

Exposition et conférence sur Gaud Louis de Ravenel

  1. Participation à l’exposition « Gaud Louis de Ravenel avec Suffren aux Indes » au Musée du Vieux-Granville du 13juillet au 2 octobre 2011 ;
  2. Conférence sur le même sujet donnée par Daniel Lesguillier le 24 novembre au Musée de la Marine à Paris.

-L’exposition Ravenel au musée de Granville (13 juillet-2 octobre 2011)

exporavenel
M. et Mme. Daniel Lesguillier ainsi que Mme. Chartrain, conservateur du patrimoine au musée de Granville, ont présenté durant l’été, dans ce même musée, une belle exposition sur la vie et la famille du comte Louis de Ravenel.

Celui-ci, né à Granville en 1747, intendant de l’escadre de Suffren en 1782 et 1783, est fait capitaine de vaisseau en 1786, sur le rapport élogieux du grand bailli qui déclare au roi :  » Si j’ai eu des succès en Inde, c’est grâce à Ravenel « . Honoré ensuite de la croix de Saint-Louis, décoration militaire éminente dans la France du XVIII° siècle, il est capitaine de port du Port-Louis de 1787 à 1797, et il continue de résider à l’île de France où il meurt en 1824 et est enterré dans le cimetière de Saint-Julien à Flacq.
L’exposition, agréablement présentée dans une dizaine de salles, montre quelques portraits, soit de la famille Ravenel, en particulier ceux de Louis et de son père Siméon, soit de personnalités de l’époque comme le général Decaen et le général Vandermaesen, gendre de Louis Ravenel, ainsi que des cartes, des estampes et des objets du XVIII° siècle et du début du XIX° siècle. L’ensemble est réparti en quelques grands thèmes généraux comme : la Marine et l’océan Indien au XVIII° siècle ; la campagne de Suffren ; l’île de France ; l’activité du capitaine du port au Port-Louis ; la bataille du Grand-Port …

 

 

Sur la photo ,de g. à dr. : Denis Piat. Daniel Lesguillier et Jean-Claude Rey