Tous les articles par Daniel LESGUILLIER

PORT-LOUIS

HISTOIRE D’UNE CAPITALE

VOLUME I DES DÉBUTS À 1899

VOLUME II DE 1900 À 1969

COMPILATION ET PRÉSENTATION PAR JEAN-MARIE CHELIN

Port-Louis, capitale de l’Ile Maurice, clef et étoile de la mer des Indes a connu et connaît toujours de grandes transformations. Elle est le lieu historique où se tiennent depuis des siècles le gouvernement, le commerce, la banque, la justice et la politique. La ville fut toujours un port, un camp, un bourg, une ville devenue une cité.   

Notre capitale a connu des heures de gloire, ainsi que de profondes détresses suite aux cyclones, inondations, incendies, épidémies et grands événements de ce monde, mais elle a toujours su s’en remettre. Port-Louis, avec ses rues dressées au cordeau, a toujours son âme. Il suffirait de quelques initiatives hardies et d’un peu d’imagination pour qu’elle redevienne l’étoile de la mer des Indes. La modernisation de la ville, au cours des dernières années, lui a fait perdre de nombreux bâtiments du siècle dernier qui ne demandaient qu’à être rénovés.

Ce livre est dédié aux bâtisseurs et aux amoureux de la capitale, son Histoire a été revisitée et s’arrête au début de la décolonisation, lorsque les Britanniques se séparèrent de leurs anciennes colonies pour des raisons financières.
Nous offrons au lecteur une compilation de l’histoire chronologique de la capitale, de ses origines jusqu’à l’indépendance de l’île. Il trouvera dans cet ouvrage d’intéressantes descriptions de la ville par des visiteurs d’un temps révolu. Les textes proviennent de journaux, de livres et de revues publiés par des auteurs mauriciens et étrangers, qu’on peut consulter dans des collections privées, à la bibliothèque municipale de Port-Louis, la bibliothèque Nationale, la bibliothèque Carnegie, la Société de l’Histoire de l’Ile Maurice et aux archives de l’Ile Maurice.
Nos remerciements vont à Messieurs A. Bénard, R. Furlong, V. Kadarasen, L. Leguen, K. Mülnier, J.L. Pages, M. Mordaunt-Smith, J.-B. Urbini pour leur collaboration.  

ISBN Vol I  9789994903962  445 pages format A4

ISBN Vol II 9789994903979   422 pages Format A4

Le prix des deux volumes  Rs 1,700 soit € 45

Le cout postal est de Rs 1350 pour 2 volumes soit € 36

Cout total des 2 volumes France : € 81 départ Ile Maurice.

Le règlement peut se faire par cheque en euros à l’ordre de Jean-Marie Chelin

Mon adresse postale : Allée des Flamboyants 

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Port-Louis en 1736-1740

Description de Port-Louis à l’arrivée de La Bourdonnais

par Charles Léon Doyen

Extraits de l’ouvrage Histoire du Port-Louis Vol 1 de Jean-Marie Chelin

Construction du Port-Louis en 1736

À l’extrémité opposée de l’île, était le Petit Port ou Port-Louis, devenu définitivement le chef-lieu en 1731. En prenant, pour point de départ, l’ilot qui ferme le port à l’ouest, sur lequel on a bâti plus tard le Fort Blanc, formant alors une langue étroite et longue, finissant vers l’endroit où se voient les traces d’une ancienne redoute et qu’un petit canal séparait alors de la terre ferme, on arrivait en avançant vers le Sud au petit Cap, pointe de Codan, ensuite commençait, au-delà d’une petite anse, la grève qui rentrait vers l’artillerie (ex Place de l’Artillerie aujourd’hui Place Guy Rozemont) laissant à gauche le Parc de Tortues, côtoyait le chemin de Moka, passant au pied de la grande maison Monneron, remontait jusqu’à la rue Neuve Moka, d’où la mer détachait plusieurs bras jusqu’à la Chaussée, et venait mourir sur la Place d’Armes sur l’alignement de la rue Neuve Moka (rue John Kennedy). 

Entre cette place et la pointe de Codan, dans la nappe d’eau qui couvrait alors le sol de la future Gare Centrale (Place Victoria), des docks, des chantiers voisins du Quai des côtiers, surgissait un îlot de corail sur lequel on bâtit plus tard une poudrière transformée en observatoire. Aujourd’hui la région concernée est celle du front de mer du Caudan. 

À l’angle des anciens quais et bureaux de la Douane, s’avançait, dans la direction de la rue de L’Église et du Bazar une anse, un petit port ou barachois, à l’est et au sud duquel s’étendaient, du côté des rues de la Reine et Royale, des marécages où venait se perdre un bras du Ruisseau des Pucelles. L’est de la presqu’île de la douane et de l’hôpital, alors complètement nu, la mer formait le Trou Fanfaron. Sur la presqu’île on voyait une batterie commencée par M. Denyon, et un peu en arrière, une tour destinée à servir de moulin à vent. 

Un autre moulin à vent était en voie de construction lors de l’arrivée de La Bourdonnais. Construit en maçonnerie, de forme heptagone et en tour ronde de 18 pieds de diamètre et de 24 pieds de hauteur, il était protégé par une batterie appelée Batterie du Moulin et montée de 11 pièces de canons. Cette tour existe encore aujourd’hui et se trouve dans l’enceinte du bureau du Port où elle sert de sémaphore. Un autre moulin, construit aussi en tour ronde de 21 pieds de diamètre et 24 pieds de haut, fut élevé sur un îlot madréporique situé en rade et relié plus tard à la terre ferme par une chaussée. Cette tour servit ensuite de poudrière et enfin d’observatoire  météorologique. Elle fut démolie en 1880. Seul son mur d’enceinte, élevé sur un plan carré de 6 toises subsiste encore.

Sur l’île aux Tonneliers qui clôt le port au nord, on avait construit, sous M. de Maupin, un magasin couvert de feuilles. La ravine de l’Enfoncement, qui prend naissance au pied des montagnes, courant dans une direction nord et élargissant son lit en arrivant à la rue du Hasard, formant à partir de cet endroit une langue de terre longue, étroite et basse, au même niveau que les ruisseaux de droite ou de gauche, complètement noyée sous les eaux à la saison des grandes pluies, se terminait à la mer, à la hauteur de la Chaussée. 

Le ruisseau de gauche, dit le ruisseau du Pouce coulant directement des montagnes à la mer, celui de droite, ruisseau de la Butte à Thonier ayant sa source au pied de la Petite Montagne, suivant la ligne de la rue du Hasard, jusqu’à la rencontre de celle-ci avec la rue de la Poudrière formant là une espèce de chute, où, suivant une vielle tradition, les premiers habitants venaient guetter, à l’affût, les cerfs qui sortaient des bois du fond de la vallée pour s’y désaltérer ; puis traçant une équerre, coulant vers la mer parallèlement à l’autre ruisseau, tous les deux obstrués à leur embouchure par les vases qui recouvraient le terrain actuel de la rue Neuve Moka.

 Extraits de l’article présenté par Marcelle Lagesse publié dans La Gazette des Isles de Février 1986.

Dans la profondeur de l’Enfoncement, à peu près vers la rue du Hasard, venait finir une butte, cette éminence où s’élève aujourd’hui l’Église St James, ancienne poudrière et à travers de laquelle a été percée la rue La Bourdonnais, reçut le nom de Butte à Thonier, un de ses premiers habitants du lieu. La partie de l’Enfoncement, la plus voisine de la mer, vit la création d’un jardin par M. Durongouet qui a conservé le nom de Jardin de la Compagnie. 

Sur la rive gauche du Ruisseau du Pouce, à toucher le pont et en face de la rue de Castries, se dressait le lieu des exécutions, doté d’un sinistre appareil, les fourches patibulaires. Le lieu était nommé Le Temple de Douceur. Félix de Froberville le décrit comme suit :
« Au pied, étaient quelques soldats armés, un greffier, et auprès, un échafaud, une échelle, un billot, une hache, tout l’appareil enfin de la mort épouvantable ! Au patient qui restait debout, on présentait une coupe amère, bien amère…et il la vidait jusqu’à la dernière goutte »

Source : Le Jardin de la Compagnie 200 years ago de Anand Moheeputh extrait de Témoignages – Pour un Jubilé – Municipalité de Port-Louis.
De l’emplacement de la Chaussée à la mer, la grève était couverte à marée haute et c’était le lieu où l’on déposait les immondices. Au-delà débutait un sinueux chemin, devenu la rue Moka, conduisant à ce quartier et à la Grande Rivière Nord-Ouest où à une lieue de distance on se rendait pour puiser l’eau nécessaire aux besoins des habitants car les ruisseaux traversant le camp produisaient un breuvage malsain. Extraits de l’article de Marcelle Lagesse publié dans La Gazette des Isles de Février 1986.

Un recensement de la population est entrepris le 25 mars 1735. La population de l’île s’élève à moins de 3 000 individus, esclaves compris. Port-Louis est habité par 1 676 âmes alors que le Port-Bourbon compte 246 habitants. Hormis le café, qui d’ailleurs venait mal, aucune culture n’avait été entreprise. Il y régnait de grands désordres résultant de la politique de la Compagnie des Indes. Il sera dit que Maupin n’avait rien entrepris d’utile et même freiné les initiatives. Il avait laissé à La Bourdonnais des gens qui criaient famine, des ports sans fortifications avec leurs sentiers et leurs cases aux toits de chaume.

ELOGE DE MAHE DE LA BOURDONNAIS EN 1859

JAMES MILL.
(The History of British India-London, 1858, Vol. III, p. 39 et seq…)

En 1735, La Bourdonnais fut nommé gouverneur des Iles. C’était un homme remarquable… Ses connaissances et ses capacités le désignèrent au gouvernement français comme l’homme ayant toutes les qualités voulues pour relever les colonies des mers orientales de l’état de dépression dans lequel elles se trouvaient. En 1734 il fûtnommé gouverneur-général des Iles de France et de Bourbon où il arriva en Juin1735. On avait si peu fait pour améliorer ces îles, que les habitants qui étaient en très petit nombre vivaient presque à l’état de nature.

Ils étaient pauvres et n’avaient aucune industrie, et ignoraient presque tous les arts utiles. Ils n’avaient ni magasins, ni hôpital, ni fortifications, ni force défensive militaire ou navale. Ils n’avaient ni routes, ni bêtes de somme, ni véhicules: La Bourdonnais avait tout à faire, et il pouvait tout faire. Capable d’exécuter aussi bien que de concevoir, il était à même de construire un vaisseau depuis la quille. Il remplit les fonctions d’ingénieur, d’architecte et d’agriculteur: il dompta des bœufs, construisit des véhicules, ouvrit des chemins: il mit des noirs en apprentissage sous les quelques artisans qu’il avait emmenés avec lui : il persuada aux habitants de cultiver leurs terres; et introduisit la canne à sucre et l’indigo: il fit fleurir l’industrie et les arts utiles; luttant contre l’ignorance, les préjugés et cette habitude de paresse invétérée chez ceux avec lesquels il se trouvait et qui à chaque pas lui faisaient de l’opposition. Pour mettre un peu d’ordre et de vigilance dans la direction même de l’hôpital qu’il avait construit, il lui fallut remplir les fonctions de surintendant, et chaque matin pendant toute une année il visita régulièrement cet hôpital.

La justice, administrée par les Conseils auxquels ces fonctions appartenaient régulièrement, l’avait été d’une façon telle qu’elle avait donné lieu à de grands mécontentements. Pendant les douze années que La Bourdonnais fut gouverneur il n’y eut qu’un seul procès à l’île de France, il avait lui-même réglé, par arbitrage, tous les différends…

C’est en vertu d’un article exprès des ordres qu’il avait reçus de la métropole que La Bourdonnais consentit à rendre Madras. Mais rien ne pouvait être plus contraire aux vues de Dupleix. Il conseilla, supplia, menaça, protesta; La Bourdonnais, néanmoins continua à remplir avec fermeté les engagements qu’il avait contractés. Non seulement Dupleix refusa toute assistance pour accélérer le transport des marchandises et pour permettre aux navires de quitter Madras avant les ouragans qu’accompagne généralement le changement de mousson, mais encore il souleva toutes les difficultés possibles, et alla même jusqu’à fomenter la sédition parmi les hommes de La Bourdonnais, dans l’espoir de le voir arrêté et conduit à Pondichéry. Dans la nuit du 13 Octobre, une tempête s’éleva et força les navires à prendre le large. Deux furent perdus; et l’un des deux en outre ne sauva que quatorze hommes de son équipage. Un autre fut entraîné si loin dans le sud qu’il ne lui fut pas possible de regagner la côte; tous perdirent leurs mats et éprouvèrent de grandes avaries. Sourd aux plus pressantes demandes de secours, Dupleix maintint son opposition. A la fin, on suggéra la modification des articles du traité de rançon de façon à donner aux Français le temps d’enlever les marchandises. La Bourdonnais et les Anglais acceptèrent, quoique avecrépugnance, que le temps fixé pour l’évacuation de la ville fut changée du 15 Octobre au 15 Janvier’. C’était tout ce q1:e désirait Dupleix…

Il se hâta de partir pour l’Europe pour se défendre des accusations de ses ennemis ou pour y répondre ; il prit passage à bord d’un navire hollandais. En raison de la déclaration de guerre le bateau fut forcé de se réfugier dans un portanglais. La Bourdonnais fut reconnu et fait prisonnier; mais on connaissait sa conduite à Madras et on s’en souvint. Toutes les classes de la société le reçurent avec honneur et distinction. Pour éviter sa détention, un directeur de la Compagnie des Indes Orientales offrit de le cautionner de sa personne et de ses biens. Le gouvernement, avec la même magnanimité, refusa l’offre, ne voulant d’autre caution que la parole de La Bourdonnais. On le traita différemment en France. Les représentations de Dupleix étaient arrivées: un frère de Dupleix était directeur de la Compagnie des Indes Orientales; Dupleix n’avait fait que violer un traité solennel; La Bourdonnais n’avait fait que servir son pays avec fidélité et gloire- et il fût jeté à la Bastille…

prix mahÉ de la bourdonnais À port-Louis

La première édition du Prix Mahé de La Bourdonnais au Champ de Mars de Port Louis , Ile Maurice, s’est déroulée par beau temps ce Samedi 21 Juillet 2018. 

Cet événement historique a été à l’initiative des Amis de Mahé de La Bourdonnais et au soutien unanime de Mauritius Turf Club via Monsieur Khalid I.H Rawat Deputy General Manager

 Cette course, longue de 1500 mètres, a réuni 10 partants et fut âprement disputée. La victoire a souri au  N°9 le 4-ans NEWSMAN piloté par l’Apprenti mauricien J. Allyhosain, il devança de peu  le N°6 le 3-ans RADLET. 

 A la cérémonie de remise des coupes devant plusieurs membres du corps diplomatique et les Commissaires du Mauritius Turf Club, Son Excellence l’Ambassadeur de France à l’Ile Maurice M. Emmanuel Cohet et Madame Marie France Roussety, anciennne Ambassadrice de l’Ile Maurice à Paris ont présenté aux propriétaires de NEWSMAN le superbe trophée offert par l’Association des Amis de Mahé de La Bourdonnais. 

Les français aux indes

Les Français aux Indes au XVIIIet XIXsiècle

Denis Piat

Editions du Pacifique 

contact@leseditionsdupacifique.com

À l’époque des Grands Moghols, la France organise son installation dans l’Inde impériale. Au courant du XVIIIsiècle se distinguent alors Dupleix, L a Bourdonnais et Suffren. Par la suite, plusieurs officiers de l’Ancien Régime comme le colonel René Madec (1736-1784), le major-général Claude Martin (1735-1800), le général Michel Raymond (1755-1798) ou encore le général Benoît de Boigne (1751-1830), se mettent au service de princes indiens et prennent le commandement de leurs armées. Au début du XIXesiècle, après la défaite de Napoléon à Waterloo, des officiers de l’Empire fuient la France et gagnent les Indes pour y faire une fortune en offrant leurs expériences de stratégies militaires et en formant des combattants, tel le général Jean-François Allard (1775-1839) au Penjab, qui se présente au maharadja Ranjit Singh, le fondateur de l’Empire sikh. En 1828, le naturaliste Victor Jacquemont (1801-1832) part en mission aux Indes sur la Zéléeet toute sa courte vie (il y décède à 31 ans) durant parcourt l’Inde du Nord et l’Himalaya qui permit au Muséum d’Histoire naturelle de Paris d’avoir des milliers de roches et d’herbiers pour sa collection. L’auteur nous apporte un ouvrage richement illustré de deux cents estampes et gravures anciennes – souvent en pleine page- provenant de sa collection personnelle. Elles sont accompagnées de captivants récits de leurs vies oubliées au service de l’Inde et du combat contre l’Angleterre sur ces terres lointaines. 

Les amateurs d’histoire de la France dans l’océan Indien ont ici un livre qui mérite d’être présent dans leur bibliothèque après l’avoir examiné et découvert ces Français d’exceptions oubliés. Ce livre leur rend hommage de la meilleure manière. 

160 pages

Format 29 x 26 cm

ISBN 978-2-9556154-1-6

40 €

Histoire maritime de l’île Maurice (1500-1815)

histoire maritime chelinCette nouvelle parution propose une compilation, complétée de textes de l’auteur, de toutes les sources possibles (livres, journaux, archives, …) qui ont permis de reconstituer la vie maritime de l’île depuis 1500 jusqu’à 1815. Jean-Marie Chelin, historien, a réalisé un travail colossal qui permet à chacun, chez lui sans ordinateur, de trouver les faits, les navires, les hommes, les campagnes de commerce, les campagnes des escadres, etc. À sa lecture on vit vraiment au mois le mois année par année la vie maritime de l’île. Deux volumes de 400 pages chacun ont été rédigées. Il faut mentionner que l’auteur a bien indiqué la source et la cote ou page où il a trouvé et copié son texte historique. Auguste Toussaint est évidemment un fort contributeur de ces informations.

Un ouvrage de base à acquérir en librairie sur l’île à Port-Louis et à Curepipe ou auprès de l’auteur après contact à l’adresse : tamarin98@yahoo.com .

Prix pour la France : livres deux volumes de 400 pages : 38,60 €

Frais d’emballage postal + transport : 31, 00 €  soit au total : 69,60 €

Possibilité paiement par chèque en euros   à l’auteur.

Prix à Maurice : 1 500 Rs